I'm lost

I'm lost

- Dame de glace ? .Y'a-t-il quelqu'un dans ce corps de glace ? .- Non, non. .Il n'y a personne. .Et s'il y a quelqu'un, ce n'est pas moi. .- .Mais je vois bien qu'il y a quelqu'un. Ouvrez-moi ! .- Il n'y a personne. Ne vous avisez plus de donner des coups de couteaux pour briser la glace. Elle est tenace et elle ne céderas pas. .- .[...] .- Merci, partez très loin et ne revenez plus m'importuner! .- [...] .- N'insistez surtout pas. Je ne veux plus vous voir. - .[...] .- Vous êtes partis ? Hé oohhh ?
Parfois, dame de glace se regarde dans la glace. Elle n'y voit que transparence et indifférence. A l'intérieur, elle n'est ni dûre ni froide. Et souvent, elle rêve d'une existence plus vivante. Elle s'imagine révéler sa vraie nature, invisible en surface, à tous et vivre avec, pleinement. Elle a besoin de contacts, besoin de dialogues, besoin de sourire et de faire fondre cet emballage peu avenant. Mais elle se balade sans cesse le visage fermé, des paroles brèves et sèches à prononcer, une méfiance et une timidité à tout épreuve, surpassant son être entier. La potion pour briser la glace n'a pas encore été découverte. Les ingrédients sont rares voire inexistants.
Quelle vie on mène quand on est une dame de glace, qu'on ne veut pas vraiment se l'avouer et que même le soleil ne peut pas nous faire changer.

.En temps de d'éprime, surtout, ne pas pleurer ! .Sinon, délices des cieux,...il .pleut.
# Posté le lundi 24 mars 2008 06:58
Modifié le samedi 12 avril 2008 08:41

In the rain

In the rain
# Posté le lundi 24 mars 2008 07:14
Modifié le jeudi 27 mars 2008 03:46

La Parque

D'habitude, la mort fait peur aux enfants. Avec l'âge, j'ai l'impression que les gens l'acceptent, la comprennent mieux ou se convainquent qu'elle ne les effraie pas.

Ces temps, elle me fait peur. C'est ce que je redoute le plus au monde. La mort des autres m'effraie plus que le mienne. Je n'arrive pas à y croire. A croire qu'elle existe bel et bien. Et pourtant, j'y ai été confrontée plus d'une fois. Je me retrouve même à penser que la mort n'est pas un chemin que tout le monde emprunte. Cela ne peut être une vérité générale. Peut-être que jusqu'à maintenant, les humains mourraient, mais peut-être que certains d'entre nous sommes immortels? Nous ne sommes pas des dieux...mais qui nous prouve que la mort doit être absolument "vécue" si l'on peut dire? Physiquement et biologiquement, l'éternité ne pourra pas nous laisser en un seul morceau (tout comme la nature se transforme et les pierres s'errodent). Mais les scientifiques n'ont pas trouvé que des vérités? Non? Allez...trêve d'espoir, je sais que c'est peine perdue.

Mais se dire qu'un jour ou l'autre, Tout sera fini, c'est assez difficile pour quelqu'un qui a, soi-disant, la vie devant soi.

Tout est un bien vaste mot. On ne sait pas ce que c'est le "tout". Et le "rien" alors? C'est quoi le Rien? C'est le contraire du Tout?

Tout, c'est la vie en un mot. Pour que la vie existe, il faut son contraire. Le contraire, c'est la mort selon la définition du dictionnaire.

Qu'est-ce qu'il y a après la vie, après la mort? Y'a-t-il quelque chose? Un philosophe dont le nom m'échappe avait dit que, si on se pose une question à propos de "quelque" chose, ce "quelque chose" existe. Le diable... puisqu'on utilise ce mot, c'est qu'il existe. Dieu, il existe aussi. L'après-mort existe. Oui...et les extraterrestres? Pourquoi pas!

Pourquoi serions-nous les seuls à vivre dans un si grand espace? Se croire unique à l'univers, c'est se croire seul au monde.

Si même la vie ne nous appartient pas (puisqu'elle se dérobe sans nous demander notre avis) que possédons-nous? Nous possédons la liberté d'en faire quelque chose de bien ou de mal. La liberté de la guider vers une sorte d'idéal.

Mais cet idéal? Sera-t-il un jour atteint? Fera-t-il avancer le monde? Et pourquoi le ferait-il? Est-ce qu'on apporte quelque chose ici, sommes-nous porteurs d'une mission? Si oui, laquelle? Et toutes ces pensées un peu partout qui poussent dans notre esprit...à quoi servent-elles? Un jour, elles seront envolées. Extérioriser ses pensées pour partager, confronter des points de vue, discuter des choses moins futiles qui font aussi parties de la vie...ça, c'est intéressant. Quelqu'un a dit un jour: Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. Je suis bien d'accord. Là, 2 directions s'offrent à nous...3 mêmes. La première: garder le silence peut être vu comme une sagesse intérieur. Mieux vaut dire peu de choses justes qu'une foule de choses sans intérêt. La deuxième possibilité: faire part de nos pensées aux autres et rester présent, à quelque part, pour quelqu'un, à travers celles-ci. La troisième possibilité: ne pas se soucier du souvenir qu'auront les gens dès que nous aurons disparu. A quoi cela sert-il de dire les choses aux gens. Nous partirons de cette terre comme nous sommes arrivées: au hasard.

Je ne sais pas si j'ai envie que des gens se souviennent de moi. Je ne sais pas si cela servirait à quelque chose. (surtout vu le niveau assez bas que prennent mes pensées actuelles...mais il ne faut pas désespérer hein!) Pourquoi ne pas garder ses pensées pour soi?

Des gens, rien ne reste intact. Sauf peut-être les écrits. Quoique... les écrits sont des suites de mots qui forment des phrases plus ou moins implicites et parfois elles peuvent être mal interprétées ou trop interprétées. C'est ça qui m'embête avec l'étude de poème. Sauf si le poète a écrit une sorte de texte conducteur de l'interprétation qu'il voulait qu'on ait, j'ai l'impression qu'on fait souvent de la sur-interprétation. Comment être sûr que le poète a voulu dire cela précisément. Des gens étudient la vie complète des auteurs, le contexte et tutti quanti! et l'interprétation devrait être juste. Mais seul le poète savait exactement ce qu'il voulait dire. Bref...sinon, il nous reste parfois des paroles des gens. Mais souvent, on n'a plus le contexte et ces phrases, qui deviennent citations, sont mal utilisées. Pour ne pas énumérer toutes les choses qui peuvent nous rester des gens, je finirai par citer les photos. En effet, les photos peuvent laisser une marque relativement solide. On se souviendra des traits de telle ou telle personne. Mais jamais tous ses traits ne réapparaîtront et l'important, ce n'est pas la personne couchée sur un peu de papier...car celle-ci n'a eu qu'à un seul moment cette expression du visage. L'important, ce sont les expressions de tous les instants. C'est la vie qui fait l'humain et pas sa "forme" à un moment donné. Les photos peuvent être d'assez bons souvenirs. Mais rien n'enlève la puissance qui se dégage quand on est face à quelqu'un de bien réel. La photo, ce n'est pas la réalité. Les photos sont des flashs. Et puis sentir une personne, l'entendre...c'est génial.

C'est génial d'être en vie. C'est pourquoi, je me demande pourquoi faut-il mourir? La vie n'est pas toujours simple mais elle est tellement unique. Il faudrait pouvoir la saisir et arrêter de jouer avec elle ou pire, ne pas s'apercevoir qu'elle passe. Fixer un point et voir qu'elle avance...sans pour autant rester dans le passé ou ne voir que le futur. C'est un fin dosage. Il faut apprendre à le faire...avec l'âge.

(un monde ailleurs)


La Parque
# Posté le mardi 01 avril 2008 14:20

La vie n'est pas une galère, mais elle nous mène en bateau.

Bonsoir,

Comment allez-vous? Je suis venue prendre de vos nouvelles. Sont-elles bonnes? Ne me répondez pas un simple « ça va », ce serait trop simple. Prenez le temps de me répondre, je ne suis pas pressée. Analysez votre intérieur et laissez parler votre coeur. Alors, comment vous sentez-vous?

Sur la toile informatique, il y a de tout: la bêtise humaine est explorée, l'imagination est dévoilée, la réflexion est abordée. Ce sont les humains qui fabriquent cette toile. Ils parsèment des petits bouts d'eux ici ou là. Je laisse aujourd'hui une petite pierre ici. Mais quelle est infime par rapport au monde entier! Sert-elle à quelque chose? J'en doute. Mais peu importe. La toile m'a permis de partager avec des gens intéressés ou complètement abrutis par la volonté de gloire ou du moins, de reconnaissance. J'ai pu connaître des gens extraordinaires, échanger quelques paroles avec des personnes de divers horizons, observer des choses malsaines ou lire des absurdités. A mon avis, cela m'a permis d'avancer un peu sur le long chemin de la vie. Mais rien ne remplacera la vie réelle. Elle est bien trop précieuse. C'est la vie qui fait l'humain. Les contacts à distance me laissent un goût amer. J'ai dit bien des fois que j'allais quitter Euripide mais je suis toujours revenue. Désormais, ce n'est plus pareil. Euripide a un an (et toutes ses dents... oui, mes gags ne sont pas drôles... et de toute manière, les gens ne rient plus de rien... riez donc de moi, c'est permis!) et moi aussi, par la même occasion, j'ai pris un an. Et c'est pour ça que je quitte (une ultime fois?) ce lieu.
J'ai besoin de voir autre chose. Pourquoi restons-nous enfermer dans notre bulle, sur cette toile? On croit connaître le monde sans changer de place. Pourquoi ne partons-nous pas à sa découverte? J'ai besoin de voir autre chose...
J'ai envie de pleurer, à force de voir des gens s'en aller sans même un sourire...sans un souvenir. Je ne peux pas les retenir, mais je peux toujours essayer.
La vie est trop courte pour passer à côté d'elle. Alors si je peux vous donner un conseil, allez à la rencontre du monde et , même si la formule date, carpe diem.


Je laisse cette bouteille à la mer. Qui saura lire le message qui y est inscrit?

Bonne vie à tous.

Et courage...


La vie n'est pas une galère, mais elle nous mène en bateau.
# Posté le dimanche 13 avril 2008 13:48

Objectif

Objectif
Ah ma portée, mon coeur


Je m'allonge sur le sol dans un lent mouvement.
Comment être heureux quand la flamme de vie que l'on porte en soi se meurt dans l'écho d'un point d'orgue?

Mon coeur saute de croche en croche. Il perd l'équilibre et il erre entre les lignes.
J'invente pour toi une maladie mélodique mais très vite, elle devient un air grave.
J'aurais pu t'appeler Muse...mais je ne parle pas avec aise et je reste sans voix.

J'ai porté mon coeur à bout de doigté. Il a battu pianissimo dans le silence posé.
Il s'est porté à ta portée mais il n'a pas osé se proposer. La clef est-elle dissimulée?

Si la vie est une pause, je ne veux pas qu'elle soit noire.
Si le si est une noire, je ne veux pas qu'il me fasse perdre espoir.

Avec une vertu invisible, tu m'as ouvert le registre des sentiments.
Les dièses que tu m'imposes depuis l'ouverture ne sont plus que mineurs.
Les bémols inaudibles se sont joués de moi et depuis, des soupirs piqués frappent par petites touches ma viecomposée.

Texte destiné à une oreille parfaitement sourde
# Posté le samedi 07 juin 2008 03:48
Modifié le samedi 07 juin 2008 04:01